Dès les premières lignes de L’équipage se produit un petit miracle. Joseph Kessel, en romancier génial, nous cueille avec une efficacité redoutable à l’évocation de la scène d’ouverture de ce roman que l’on se figure encore mieux que si nous étions devant un écran de cinéma. Une mère, un père, sur le seuil de la maison familiale, un jeune homme, leur enfant, en tenue militaire sa cantine neuve à ses pieds. Ils se disent au revoir. On ne les a jamais rencontrés, ils ne nous sont pas familiers et pourtant, sous la plume de Kessel, on vibre comme si ce moment c’était nous qui le vivions. Sur le pas de cette porte, nous voici tour à tour...
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