Blitz Kritik Spectacles – Janvier ’24 !

La Blitz Kritik Spectacles de janvier ou la réponse à comment occuper au mieux ses soirées d'hiver : Kessel, la liberté à tout prix (Franck Desmedt) / Oublie-moi (Marie-Julie Baup / Thierry Lopez) / Voyage en comédie (Thomas Croisière) / L'effet Miroir (Caroline Anglade, François Vincentelli, Eric Laugérias, Jeanne Arènes)... Par quoi / qui se laisser tenter ?
“Float like a butterfly, sting like a bee”. Cette phrase, comme un mantra, aura accompagné Mohamed Ali tout au long de sa carrière de boxeur, décrivant selon Drew Bundini Brown (l’un de ses entraîneurs et hommes de coin), le style si particulier de celui qui fut l’un des (si ce n’est LE) plus grands boxeurs de tous les temps : un danseur du ring, aussi léger et rapide qu’un papillon, aux esquives surprenantes et attaques fulgurantes. Ali reprendra bien vite cette formule à son compte, la scandant à tout venant, lors des séances d’entraînement, en conférence de presse, où qu’il soit, devant les journalistes qui partout le suivent, l’interpellent, l’interviewent.
Dès les premières lignes de L’équipage se produit un petit miracle. Joseph Kessel, en romancier génial, nous cueille avec une efficacité redoutable à l’évocation de la scène d’ouverture de ce roman que l’on se figure encore mieux que si nous étions devant un écran de cinéma. Une mère, un père, sur le seuil de la maison familiale, un jeune homme, leur enfant, en tenue militaire sa cantine neuve à ses pieds. Ils se disent au revoir. On ne les a jamais rencontrés, ils ne nous sont pas familiers et pourtant, sous la plume de Kessel, on vibre comme si ce moment c’était nous qui le vivions. Sur le pas de cette porte, nous voici tour à tour...
Il y a des livres comme ça, on n’a tout simplement pas le droit de passer à côté. Alors s’il n’est pas déjà dans votre bibliothèque : direction la librairie la plus proche et on repart avec “Une journée d’Ivan Denissovitch” d’Alexandre Soljenitsyne sous le bras. Je sais, certains me diront : “Intéressant mais j’ai besoin d’un truc plus léger en ce moment…”. Et comme une Amy Winehouse à qui l'on proposerait un petit séjour en Rehab, je vous répondrais "No, no, no !"… mais on s’égare…! Revenons à Denissovitch.
Retour en haut
Partager
Partager