"Babylone, Babylone, Babylone, tu déconnes... Babylone, Babylone, bientôt t'écraseras plus personne" nous chantait Bill Deraime en 1981 dans un blues français qui balançait avec énergie du noir et de l'espoir en même temps. Il y a cependant fort à parier que ce n'est pas à cette chanson que pensait Yasmina Reza en intitulant son roman Babylone... et pourtant il n'est pas dit qu'Elizabeth et Jean-Lino, ses deux héros, ne se seraient pas sentis de reprendre en cœur ce refrain tellement ça déconne et ça écrase la vie, la leur, celle des autres, parfois...
Quatre voitures rouges d’affilée sur le chemin de l’école, c'est une “Bonne journée” ! Quatre voitures jaunes en revanche, “Mauvaise journée”... nous voilà plongés dans l'univers de Christopher, petit génie des mathématiques de quinze ans qui rêve d’être astronaute mais n’aime pas qu’on le touche ni que les aliments se mélangent dans l'assiette. Christopher, ce qu'il aime ce sont les machines, les étoiles, les romans policiers et surtout Sherlock Holmes. C'est donc tout naturellement qu'il décide de mener l’enquête, à la manière de son héros, lorsqu'il retrouve le chien de sa voisine, Wellington, sur la pelouse du jardin... assassiné.
