"Et si on se faisait un week-end à Rome ?" Proposition qui ne sonne pas assez fréquemment à nos oreilles, il faut bien l'avouer, et projet souvent intériorisé mais rarement mis en œuvre par la championne de l'inertie que nous sommes, il faut bien l'avouer aussi... Mais après tout, il existe toujours le cinéma pour nous faire voyager... et puisque c'est Rome l'objet de nos envies, l'évasion est facile car des films tournés dans la ville éternelle, il y en a pléthore. Mais aujourd'hui, notre choix s'arrête sur un long-métrage qui, bien que nommé à neuf reprises au Festival de Cannes 2013, en est reparti bredouille (snif) pour être finalement consacré aux BAFTA, aux Golden Globes et aux Oscars 2014 comme meilleur film étranger/non-anglophone (youpi). Ce film : La Grande Bellezza de Paolo Sorrentino.
"Babylone, Babylone, Babylone, tu déconnes... Babylone, Babylone, bientôt t'écraseras plus personne" nous chantait Bill Deraime en 1981 dans un blues français qui balançait avec énergie du noir et de l'espoir en même temps. Il y a cependant fort à parier que ce n'est pas à cette chanson que pensait Yasmina Reza en intitulant son roman Babylone... et pourtant il n'est pas dit qu'Elizabeth et Jean-Lino, ses deux héros, ne se seraient pas sentis de reprendre en cœur ce refrain tellement ça déconne et ça écrase la vie, la leur, celle des autres, parfois...
