Il aura fallu attendre six ans avant de retrouver Aki Kaurismäki au cinéma. Six années qui peuvent paraître longues et, finalement, pas tant que ça (!) puisqu'on croyait ne plus jamais revoir le réalisateur finlandais derrière la caméra après son annonce, lors du Festival de Berlin 2017, que "L'autre côté de l'espoir" serait son dernier long-métrage. Quelle joie donc de prendre une place de cinéma pour un "Nouveau Kaurismäki". Son film s'appelle Les feuilles mortes et résonne comme une parfaite invitation alors que les premiers signes de l'automne viennent seulement de faire leur apparition.

Blitz Kritik Littéraire – Septembre ’23 !

La Blitz Kritik Littéraire, c'est quoi ? Un passage en revue éclair de quelques-unes de mes lectures du mois écoulé pour vous aiguiller lors de votre prochaine visite chez votre libraire préféré ! Ce mois-ci : Le nouveau (Keigo Higashino), Panorama (Lilia Hassaine) et Journal d'un scénario (Fabrice Caro).
L’autre côté de l’espoir, voilà un titre de film qui en soi interpelle car si j’en juge par le fil de mes échanges, entre : la factrice, les amis, la famille, sans oublier mon for intérieur - un grand nombre d’entre nous passe ses journées à “espérer”… que la journée sera bonne, que les vacances se passeront bien, que ce film que nous avons choisi tiendra toutes ses promesses, que ce garçon finira par nous dire je t’aime, que ça va aller tout simplement… Mais une fois ce message d’espoir lancé, quoi ? On laisse souvent les clés au hasard. Il n’y a plus qu’à croiser les doigts, le grand manitou des bonnes espérances devrait prendre le relais, notre bonne étoile va s’occuper de tout.
Il est des films qu’on a vu bien jeune et qui nous ont marqué de leur empreinte sans même que sur l’instant on en prenne la mesure. Ce n’est qu’avec le temps, parfois après plusieurs années, que s’installe en nous le sentiment d’avoir vu quelque chose d’important - le film pourtant ne nous a laissé qu’un souvenir diffus. Et puis un jour, par un hasard qui n’en est sans doute pas un, ce souvenir remonte et avec lui l’envie de réemprunter le chemin de l’émerveillement, de revivre - peut-être (si notre mémoire ne nous a pas trompé) - le choc que nous avions reçu alors, de réveiller aussi le temps d’un film celui que nous étions quand ce moment de grâce nous a touché.
Quand on vous propose d’aller voir un spectacle, on se dit : youpi ! Et puis, quand on vous précise qu’il s’agit d’une lecture vivante - hésitation… : traquenard ? Car, si nos souvenirs de lecture des La Fontaine, Barthes, Céline, Guitry et compagnie par Luchini sont aussi nombreux que mémorables, n’est pas Luchini qui veut et le risque semble grand, qu’une fois bien installé dans notre fauteuil carmin, le cheminement de nos pensées finisse par prendre le dessus sur la scène et son lecteur si “vivant” soit-il.
Quand on a 60 ans de carrière derrière soi, que l'on a tourné plus de 80 films avec le tout Hollywood, que l'on figure sur la liste des 25 plus grands acteurs américains de tous les temps (dressée par l'American Film Institute), choisir dans sa propre filmographie son film préféré ne doit pas être chose aisée... et c'est cependant sans difficulté que Kirk Douglas répondra à cette question...
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