La Blitz Kritik Spectacles de janvier ou la réponse à comment occuper au mieux ses soirées d'hiver : Kessel, la liberté à tout prix (Franck Desmedt) / Oublie-moi (Marie-Julie Baup / Thierry Lopez) / Voyage en comédie (Thomas Croisière) / L'effet Miroir (Caroline Anglade, François Vincentelli, Eric Laugérias, Jeanne Arènes)... Par quoi / qui se laisser tenter ?
La Blitz Kritik Littéraire, c'est quoi ? Un passage en revue éclair de quelques-unes de mes lectures du mois écoulé pour vous aiguiller lors de votre prochaine visite chez votre libraire préféré ! Ce mois-ci : Le nouveau (Keigo Higashino), Panorama (Lilia Hassaine) et Journal d'un scénario (Fabrice Caro).
Les cinéphiles à qui l’on évoquerait la musique du film Le Mépris de Jean-Luc Godard partiraient certainement bille en tête (et assez logiquement) dans de longs développements sur Georges Delerue qui en composa la bande originale et dont le thème principal (le thème de Camille) connut la postérité pour être non seulement d’un romantisme inégalé mais aussi à tout jamais associé aux fesses de Brigitte Bardot. Mais laissons aux spécialistes le soin de nous parler de Georges Delerue et faisons plutôt un pas de côté pour s’attarder sur ce qui constitue la seule musique du Mépris qui ne soit pas une œuvre du compositeur français : 24 mila baci d’Adriano Celentano.
Votre mission, si toutefois vous l'acceptez, parler de cinéma à la radio, avec esprit, humour et enthousiasme, instruisant l'auditeur tout en le faisant sourire avec pour objectif ultime de lui donner envie de voir des dizaines - que dis-je des dizaines - des centaines de films, le tout en quatre minutes chrono... Mission impossible ? s'est sans doute interrogé Thomas Croisière, chroniqueur cinéma sur France Inter, alors que, passées les cinq secondes réglementaires, le message s'autodétruisait...
On a tous entendu parler de Billy Wilder, évidemment, et qui n'a pas en tête le trio mythique que constituaient Marilyn Monroe, Tony Curtis et Jack Lemmon dans "Certains l'aiment chaud", sans doute le plus populaire des films de Wilder. Et pourtant, nous ne sommes probablement pas si nombreux à vraiment connaître son cinéma - sans parler de l'homme. Les moins cinéphiles d'entre nous se diront qu'ils ne s'en portent pas plus mal et qu'ils peuvent passer leur chemin. Grossière erreur ! Car en amoureux passionné du cinéaste, Jonathan Coe réussit avec son dernier livre "Billy Wilder et moi" le pari délicat d'amener à Wilder le plus réfractaire des lecteurs !
