“Float like a butterfly, sting like a bee”. Cette phrase, comme un mantra, aura accompagné Mohamed Ali tout au long de sa carrière de boxeur, décrivant selon Drew Bundini Brown (l’un de ses entraîneurs et hommes de coin), le style si particulier de celui qui fut l’un des (si ce n’est LE) plus grands boxeurs de tous les temps : un danseur du ring, aussi léger et rapide qu’un papillon, aux esquives surprenantes et attaques fulgurantes. Ali reprendra bien vite cette formule à son compte, la scandant à tout venant, lors des séances d’entraînement, en conférence de presse, où qu’il soit, devant les journalistes qui partout le suivent, l’interpellent, l’interviewent.
Il est des films qu’on a vu bien jeune et qui nous ont marqué de leur empreinte sans même que sur l’instant on en prenne la mesure. Ce n’est qu’avec le temps, parfois après plusieurs années, que s’installe en nous le sentiment d’avoir vu quelque chose d’important - le film pourtant ne nous a laissé qu’un souvenir diffus. Et puis un jour, par un hasard qui n’en est sans doute pas un, ce souvenir remonte et avec lui l’envie de réemprunter le chemin de l’émerveillement, de revivre - peut-être (si notre mémoire ne nous a pas trompé) - le choc que nous avions reçu alors, de réveiller aussi le temps d’un film celui que nous étions quand ce moment de grâce nous a touché.
Quand on a 60 ans de carrière derrière soi, que l'on a tourné plus de 80 films avec le tout Hollywood, que l'on figure sur la liste des 25 plus grands acteurs américains de tous les temps (dressée par l'American Film Institute), choisir dans sa propre filmographie son film préféré ne doit pas être chose aisée... et c'est cependant sans difficulté que Kirk Douglas répondra à cette question...
On a tous entendu parler de Billy Wilder, évidemment, et qui n'a pas en tête le trio mythique que constituaient Marilyn Monroe, Tony Curtis et Jack Lemmon dans "Certains l'aiment chaud", sans doute le plus populaire des films de Wilder. Et pourtant, nous ne sommes probablement pas si nombreux à vraiment connaître son cinéma - sans parler de l'homme. Les moins cinéphiles d'entre nous se diront qu'ils ne s'en portent pas plus mal et qu'ils peuvent passer leur chemin. Grossière erreur ! Car en amoureux passionné du cinéaste, Jonathan Coe réussit avec son dernier livre "Billy Wilder et moi" le pari délicat d'amener à Wilder le plus réfractaire des lecteurs !
Bill Murray en costume sombre sur le palier d'une modeste maison blanche, un bouquet de roses à la main et l'air soucieux de celui qui se demande si c'est vraiment une bonne idée... Comme tapées sur une machine à écrire au ruban fatigué, des majuscules au rose flashy annoncent un joli et à la fois mystérieux "Broken Flowers". Juste en dessous, dans un noir discret, on lit : "un film de Jim Jarmusch"... Voilà une affiche qui, l'air de rien, rassemble les ingrédients d'une recette qui a tout pour plaire : un moment hors du temps proposé par un réalisateur qui assure au sujet d'un mec qui merdouille...
Patti Smith, un nom qui résonne haut et fort dans l'univers rock, aussi haut et fort que lorsqu'on beugle le refrain de Because the night dans notre cuisine tout en portant l'eau des pâtes à ébullition pour le dîner des petits. Mais voilà, Patti Smith ne fait pas que chanter dans la vie. Depuis toujours, elle écrit - de la poésie et des romans - et, cuisson des pâtes terminées, le temps était venu de se plonger dans l'un de ses bouquins.
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