Il y a des livres comme ça, on n’a tout simplement pas le droit de passer à côté. Alors s’il n’est pas déjà dans votre bibliothèque : direction la librairie la plus proche et on repart avec “Une journée d’Ivan Denissovitch” d’Alexandre Soljenitsyne sous le bras. Je sais, certains me diront : “Intéressant mais j’ai besoin d’un truc plus léger en ce moment…”. Et comme une Amy Winehouse à qui l'on proposerait un petit séjour en Rehab, je vous répondrais "No, no, no !"… mais on s’égare…! Revenons à Denissovitch.
"Babylone, Babylone, Babylone, tu déconnes... Babylone, Babylone, bientôt t'écraseras plus personne" nous chantait Bill Deraime en 1981 dans un blues français qui balançait avec énergie du noir et de l'espoir en même temps. Il y a cependant fort à parier que ce n'est pas à cette chanson que pensait Yasmina Reza en intitulant son roman Babylone... et pourtant il n'est pas dit qu'Elizabeth et Jean-Lino, ses deux héros, ne se seraient pas sentis de reprendre en cœur ce refrain tellement ça déconne et ça écrase la vie, la leur, celle des autres, parfois...
Who's afraid of Virginia Woolf ? s'interroge-t-on en 1962 dans une pièce de théâtre d'Edward Albee puis de nouveau en 1966 lors de son adaptation au cinéma par Ralph Nichols avec à l'affiche le couple mythique Elizabeth Taylor / Richard Burton... Et si à cette question, force est de constater qu'aucune réponse n'est apportée au théâtre comme au cinéma, nous y répondrions bien volontiers : C'est nous qu'on a peur de Virginia Woolf ! Car, oui, il y a quelque chose d'intimidant chez Virginia Woolf, figure majeure de la littérature britannique dont la seule évocation emporte avec elle tout un mythe... Mais pas question de se laisser impressionner car, après tout, la vie nous prouve chaque jour que c'est en surmontant ses craintes que l'on remporte les plus belles victoires. Et ce roman en est la parfaite illustration.
Des noms qui réveillent l'imaginaire, des coiffes à plumes extraordinaires, des coutumes mystiques, des perdants sublimes, de la fierté, du courage, voici pour résumer ce qui constituait mon émerveillement d'enfant pour les indiens d'Amérique. Bien des années plus tard, il faut bien admettre que la fascination est toujours là, plus éclairée qu'elle ne l'était alors mais tout aussi vive. Car petit ou grand, comment ne pas aborder le destin tragique des nations amérindiennes avec un intérêt proche du sacré ?
Patti Smith, un nom qui résonne haut et fort dans l'univers rock, aussi haut et fort que lorsqu'on beugle le refrain de Because the night dans notre cuisine tout en portant l'eau des pâtes à ébullition pour le dîner des petits. Mais voilà, Patti Smith ne fait pas que chanter dans la vie. Depuis toujours, elle écrit - de la poésie et des romans - et, cuisson des pâtes terminées, le temps était venu de se plonger dans l'un de ses bouquins.
Quatre voitures rouges d’affilée sur le chemin de l’école, c'est une “Bonne journée” ! Quatre voitures jaunes en revanche, “Mauvaise journée”... nous voilà plongés dans l'univers de Christopher, petit génie des mathématiques de quinze ans qui rêve d’être astronaute mais n’aime pas qu’on le touche ni que les aliments se mélangent dans l'assiette. Christopher, ce qu'il aime ce sont les machines, les étoiles, les romans policiers et surtout Sherlock Holmes. C'est donc tout naturellement qu'il décide de mener l’enquête, à la manière de son héros, lorsqu'il retrouve le chien de sa voisine, Wellington, sur la pelouse du jardin... assassiné.



